Rebond sur l’article outrageant de Nico du Nicoblog sur l’actuel numéro 2 du gouvernement et de sa politique.
Pièce jointe, l’article de Nico du Nicoblog
Encore un bien bel article, renforçant ma position envers le président de l’UMP, intitulé : Vous ne pourrez pas dire « on ne savait pas » en tout cas moi, j’vous préviens, si vous élisez Sarkozy Président en 2007, je remets le cap sur l’étranger . Le titre est la seule chose de personnel puisque l’article en lui-même est un article de L'Humanité du 11 Juin 2005. Rappelons le penchant bien prononcé de L'Huma vers la gauche de la gauche ce qui en fait donc un journal de la presse socialo marxiste
Inutile de dire que cet article est extrème(ment engagé). Il a pour titre « Sarkozy déborde Le Pen sur sa droite ». Voilà encore un vieux réflexe d’une personne engagée à gauche voir à la gauche de la gauche extrêmement frustré d’avoir du voter pour Chirac à défaut de Jospin (obligé de se cloîtrer sur une île pendant 3 ans et revenu pour « sauver » un référendum qui s’est soldé par une claque pour tous les partisans du « oui » de gauche comme de droite. Enfin cela est un autre débat).
Il y a juste une question qui me taraude. Est ce Nico du Nicoblog qui a mis la photo de Nicolas Sarkozy où est ce la photo prise avec l’article de L'Huma ?
Enfin ma critique restera la même de toute façon.
Cette photo vient du même procédé usité par un soi disant fervent défenseur de la « Bible Marxiste » mort, heureusement pour nous et pour l’URSS, à savoir le camarade Staline. Vous n’êtes pas sans savoir (enfin j’ose espérer) que la popularité du camarade Staline était le fruit d’une grande politique de propagande misant sur des campagnes d’affichages où le camarade Staline était représenté comme « Le Petit Père du Peuple » avec un large sourire et offrant quelque chose à des enfants prêts à aller se blottir dans le creux de ses bras bien chauds. Montrer Nicolas Sarkozy les yeux plissés, sans sourire un regarde d’assassin, un doigt pointé vers l’objectif menaçant …etc. revient à la même chose mais en inversement.
N’ayons pas non plus un regard manichéen sur cette photo. Nicolas Sarkozy peut en tirer profit car elle montre sa détermination, son envie de réussir à construire une France pour laquelle plus de 82% des personnes votantes en 2002 ont donné leur approbation (peut-être faute de mieux, ou pour éviter le pire mais dans ce cas là, la mobilisation devait se faire dès le premier tour et non pas au commencement de second tour à grand recours de manifestations.)
Venons maintenant, si vous le voulez bien, (je rappelle à titre de « post scriptum anticipé » que vous n’êtes pas obligés de lire cet article) au fond réel de l’article.
Le fond réel est la politique d’immigration du locataire de la Place Beauvau (ministère de l’Intérieur).
On y parle de quotas, d’expulsions, naturalisations et de discrimination positive.
« Prenons les problèmes les uns à la suite des autres » comme le dirait Nicolas Sarkozy.
Les Quotas
La partie Gauche de l’hémicycle est la première à se soulever contre l’entassement des immigrés dans les cités dortoirs.
Ont ils tort ? Je ne le crois pas vraiment. Laissez des personnes dans des mouroirs où l’insécurité est omniprésente, où la délinquance est l’ennemi numéro 1 et le quotidien de toutes celles et ceux y vivant, n’est pas une solution viable pour la patrie des Droits de l’Homme. Les quotas sont une totale réponse à ces cris d’alarme. Permettre à un nombre bien prédéfinis de personne d’entrer sur le sol français est la seule et unique solution valable pour maîtriser l’immigration.
« Je veux passer d’une immigration subie à une immigration choisie ». Maîtriser l’immigration là est l’enjeu … Ouvrir toutes les portes, ne rien contrôler, s’étonner de l’entassement des personnes dans les cités, s’étonner de la hausse de la délinquance … cette politique d’immobilisme, d’inaction n’a que trop duré. Réguler, contrôler, gérer, maîtriser, choisir son immigration est une politique vraie, innovante, pleine d’action et la seule réellement valable face à la crise sociale et économique que traverse la France.
La France a besoin de dynamisme et choisir l’immigration que l’on veut augmentera ce dynamisme notamment avec l’entrée sur le sol français de personnes qualifiées, de futurs entrepreneurs etc.
L’immigration est une chance pour notre pays
Les expulsions
Il y a énormément de sans papiers dans toutes les villes de France arrivés illégalement.
Ces personnes cherchent un destin meilleur que dans leur pays d’origine et généralement les passeurs leurs promettent l’Eldorado dans un des pays européens (pour des prix exorbitants cela va sans dire).
Leur intention de venir en France est tout à fait compréhensible et justifiable mais il n’est pas possible pour la France d’accueillir tous les nécessiteux du monde, de leur offrir des papiers, un travail, une sécurité sociale et tous les avantages sociaux dont bénéficient les français. Cela peut surement heurter votre sensibilité et votre louable charité mais le contexte économique et social de la France ne permet pas cela et les reconduites aux frontières sont une solution. Il y a des choses qui ne sont pas forcement simples à faire, simples à décider et les réactions de la gauche sont des réactions louables généralement mais totalement impraticables dans le contexte actuel français. Il faut d’abord changer le contexte pour permettre de réduire les expulsions et reconduites à la frontière. Pour le moment ce contexte florissant n’est pas là, est loin d’être là et mettra même du temps à arriver, tandis que les exigences sociales et économiques , elles, sont belles et bien là et doivent être traitées le plus rapidement possibles de manière positive, engagée vers un but salvateur. Ces réformes sont conjoncturelles, applicables maintenant pour des effets immédiats tandis que pour changer de contexte le gouvernement a déjà mis des réformes structurelles en place, applicables maintenant mais ayant des effets à beaucoup plus long terme.
Les naturalisations
« Je veux la nationalité française » « Bien, voici les pièces à fournir patati patata … »
Depuis longtemps le système s’est plus durci. Mais je trouve inacceptable que quelqu’un demandant la nationalité française ne sache pas parler notre langue. J’en conviens la langue française n’est pas des plus simples à apprendre mais comment parler d’intégration (processus qui me parait être le minimum quand on a la nationalité française et même avant de l’avoir) quand on ne sait pas la langue du pays dont on désire faire parti ?
Après la langue il me semble que les valeurs françaises sont tout aussi indispensables.
L’hymne française par exemple, excusez de revenir dessus mais un match France/Algérie où l’hymne française est huée par la moitié du stade, je trouve cela très moyen. Ensuite qu’est ce qu’une nation sinon une histoire commune ? Les rudiments face à l’histoire de la République sont des valeurs que tout français devrait avoir. Je pense que tous les français de « souche » (si vous me permettez cette expression) ne sont pas tous au courant de l’histoire dans ces très grosses lignes pour certains je pense que le nom du Général de Gaulle n’est que le nom d’une avenue ou du libérateur de Paris mais pas l’instigateur et on pourrait dire aussi le créateur de la Vè République. Savent ils au moins qu’il y en a eu cinq ?
Pour avoir la nationalité ces rudiments, me semble-t-il, seraient la bienvenue, ne serait ce que pour comprendre les faits sociétaux (le port du voile et la laïcité notamment.)
La discrimination positive
Vaste débat.
Personnellement je ne suis pas forcément pour.
Prenons un exemple simple. Le préfet du Jura (je crois). Personne ne connaît son nom, tout le monde sait juste qu’il est
issu de l’immigration . Je pense qu’il a été choisi pour ses compétences plutôt que pour son origine ethnique. Est-ce une prouesse d’avoir un préfet d’origine maghrébine ? Tout le tapage fait autour de cela m’est un peu énervant, cessons de voir en premier lieu l’origine ethnique aux compétences car les amalgames sont très vite faits.
Quand vous voyez quelqu’un de plutôt érudit comme Philippe de Villiers annoncer que la constitution française a été aboli lorsque les parlementaires l’ont modifiée pour que le TECE puisse prendre place en France selon la constitution française, l’amalgame est fait (même si il est très con). Vous me direz que c’est de la démagogie de la part de de Villiers, je suis d’accord mais pour quelqu’un de moins érudit, connaissant mal les institutions françaises, l’argument est convaincant.
Ne donnons pas le bâton pour se faire battre, on est déjà assez battu comme cela.
L’auteur de l’article de L'Huma parle des conventions ZEP. J’ai tenté Sciences-Po donc j’ai donc touché d’assez près le problème. Je ne vois pas pourquoi un élève issu de ZEP aurait le droit d’avoir un examen simplifié pour pouvoir entrer dans la prestigieuse école parisienne. Donner des aides financières pour qu’il puisse faire sa prépa, se présenter aux examens et acheter ses fournitures (aussi pour lui payer des cours particuliers par exemple), je suis totalement pour, simple principe de prime au mérite et d’égalité des chances, mais le favoriser dans le passage des examens ne rétablirait nullement l’égalité des chances, la chance changera de camp mais en aucun cas il y aura égalité, c’est tromperie que de le laisser croire.
Il y a aussi une phrase qui m’a choqué dans cet article.
Pour le super-ministre de l’intérieur, l’image positive de l’immigré aux yeux des Français passe par un contrôle drastique de sa vie privée faisant de lui un individu inévitablement mal intentionné.
Qu’est ce que veut dire cette phrase ? Revenons nous au temps d’Hitler ? L’article le laisserait penser sauf que l’immigré deviendrait le juif. Je tiens à notifier que « super-ministre » ne veut rien dire du tout mais le terme « ministre d’Etat » est beaucoup plus vrai, officiel et moins démagogique.
Tout cela pour dire que cet article est démago au possible ; ne fait qu’engranger une peur face au durcissement de la politique d’immigration. Cet article est un outil fort pour véhiculer la peur et faire croire aux lecteurs que Sarkozy est encore plus à droite que Le Pen. Réfléchissez un peu bon sang, et ne tomber pas dans les panneaux tissés par des démagogues. Je ne dis pas que la politique sarkozyste est LA SEULE politique valable mais elle me satisfait et je la défends, mais franchement croire que Sarko puisse déborder « Le Pen sur sa droite » me fait peur.
Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout.
PS : Nico du Nicoblog, tu as déjà déserté la France une fois, recommencer ne devrais pas te déranger.
13/06/05 - 17:23
Libé, un journal socialo marxiste? Alors c'est quoi, l'Huma, dans ce cas? la gazette stalinienne des goulags? Libé était quand même très ancré "oui" au référendum, ce qui n'est pas vraiment compatible avec un journal marxiste.
Et si on considère que le marxisme est un extrémisme de gauche (ce que je considère), alors il faudrait que tu acceptes l'idée que Le Figaro soit un journal sarko-lepéniste. (je prends un courant, je lui rajoute le courant extrémiste d'à-côté). Paf, tu serais du coup d'accord avec l'article de Libé.
Ou bien que tu admettes que ta qualification de "socialo-marxiste" concernant Libé est ridicule.
POur ma part, je continue à penser que Libé est un journal à tendance socialiste, et Le Fig un journal à tendance UMP.
cizion